Points de données individuels requis par les normes ESRS dans le cadre du reporting de durabilité CSRD. Chaque norme ESRS contient des exigences de divulgation (Disclosure Requirements) décomposées en datapoints spécifiques, quantitatifs ou qualitatifs. Le nombre initial dépassait 1 100 datapoints ; le paquet Omnibus 2025 propose de réduire significativement ce nombre en supprimant les datapoints jugés non essentiels et en simplifiant les exigences pour les PME (LSME).
Les points de données ESRS sont cruciaux pour la fiabilité et la comparabilité du reporting de durabilité, permettant d'identifier précisément les risques et opportunités ESG de l'entreprise, notamment ceux liés à l'IA comme l'empreinte carbone de ses infrastructures (ESRS E1) ou les impacts sociaux de ses systèmes (ESRS S1-S4).
Une entreprise soumise à la CSRD cartographie les ~1 100 datapoints ESRS, identifie les ~400 datapoints matériels via sa double matérialité, et structure son système d'information pour collecter automatiquement les données requises (émissions GES, consommation d'eau, turnover, formation, etc.).
Termes connexes (Reporting/Finance)
ESRS 1 – Exigences générales
Norme ESRS traitant des caractéristiques qualitatives et méthodologie pour le reporting de durabilité.
ESRS 2 – Informations générales
Norme ESRS dédiée aux IRO (Impacts, Risques et Opportunités) et au lien avec le modèle d'affaires.
EFRAG IG 1 – Guide d'implémentation matérialité
Guidance EFRAG sur la conduite des évaluations de matérialité. Référentiel : EFRAG IG 1 (mai 2024).
Qualité des données ESG
Qualité et fiabilité des données ESG utilisées pour le reporting et l'analyse. L'IA peut aider à détecter les incohérences et améliorer la qualité.
Automatisation du reporting
Utilisation de l'IA pour collecter, traiter et formater automatiquement les données nécessaires aux rapports de durabilité CSRD/ESRS.
Données de substitution
Données secondaires ou estimations utilisées pour remplacer les données primaires lorsque celles-ci sont indisponibles, incomplètes ou trop coûteuses à collecter. Dans le contexte ESG, les proxies permettent d'estimer des impacts environnementaux ou sociaux en s'appuyant sur des moyennes sectorielles, des ratios financiers ou des facteurs d'émission standardisés. La CSRD exige une transparence sur leur usage : nature du proxy, source, justification et incertitude associée.
